L'Accord de Paris – Une étape majeure de l'histoire.
(Baonghean.vn) - La signature de l'Accord de Paris en 1973 a non seulement été d'une grande importance dans l'histoire vietnamienne, mais aussi une étape marquante dans l'histoire des relations internationales.
Il y a exactement 44 ans, le 27 janvier 1973, à Paris, était signé l'« Accord sur la fin de la guerre et le rétablissement de la paix au Vietnam », également connu sous le nom d'Accord de Paris sur le Vietnam. Cet accord contraignait les États-Unis à reconnaître l'indépendance, la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Vietnam, et à retirer toutes les troupes américaines et alliées du Sud-Vietnam.
![]() |
| Aperçu de la Conférence de Paris sur la fin de la guerre du Vietnam. |
Ce document juridique international est le fruit de la lutte diplomatique la plus ardue et la plus longue de plus de cinquante ans d'histoire de la diplomatie révolutionnaire vietnamienne. La signature de l'Accord de Paris par les États-Unis a constitué une victoire immense, créant un contexte favorable à la lutte du peuple vietnamien pour la libération du Sud-Vietnam et la réunification du pays.
Les accords de paix de Paris ont duré cinq ans, du 15 mars 1968 au 27 janvier 1973. La période de négociations sous la présidence de Johnson s'est déroulée du 15 mars 1968 au 31 octobre 1968. À la fin de cette période, Johnson a annoncé la fin des bombardements et a accepté que le Front national de libération du Sud-Vietnam (FNL) participe à la conférence de Paris.
![]() |
| La ministre des Affaires étrangères du Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud-Vietnam, Nguyen Thi Binh, signe l'Accord de Paris sur le Vietnam (27 janvier 1973). (Photo d'archives) |
En janvier 1969, Nixon accéda à la présidence des États-Unis. Le 18 janvier 1969, la première session de la conférence quadripartite se tint sous forme de table ronde, la délégation du Front national de libération du Sud-Vietnam (FNL) étant placée sur un pied d'égalité avec les autres délégations. À la table des négociations, une vive joute oratoire s'engagea entre les parties, notamment entre le conseiller spécial Le Duc Tho et le conseiller présidentiel américain Kissinger.
Le 8 octobre 1972, la délégation vietnamienne présenta aux États-Unis un projet d'accord prévoyant le retrait total des troupes américaines du Sud-Vietnam. Initialement, toutes les parties approuvèrent le projet, mais le 22 octobre 1972, les États-Unis revinrent sur leur engagement, invoquant la demande de révision du projet formulée par le gouvernement de Nguyen Van Thieu.
Le 12 décembre 1972, les négociations durent être suspendues. Dans la nuit du 18 décembre 1972, le président Nixon ordonna le bombardement dévastateur d'Hanoï et de Hai Phong par des B-52. Cette confrontation historique de douze jours et douze nuits, surnommée le « Dien Bien Phu aérien », s'acheva par la destruction de 38 bombardiers B-52 et de 43 autres avions de chasse américains au-dessus d'Hanoï. Ce fut le coup décisif qui contraignit Nixon à déclarer un cessez-le-feu au nord du 20e parallèle et à proposer une rencontre entre les États-Unis et la délégation vietnamienne à Paris en vue de la signature d'un accord mettant fin à la guerre.
![]() |
| De gauche à droite : M. Xuan Thuy, M. Le Duc Tho et M. Henry Kissinger saluent la foule après la conclusion de la dernière réunion entre les parties au Centre international de conférences de Paris, le 23 janvier 1973. |
Le 23 janvier 1973, le conseiller Le Duc Tho et le secrétaire général Kissinger paraphèrent l'accord. La cérémonie de signature officielle eut lieu à Paris le 27 janvier 1973, contraignant les États-Unis à se retirer du Sud-Vietnam, ce qui mit fin au néocolonialisme américain, à la guerre et rétablit la paix au Vietnam.
La victoire à la Conférence de Paris s'est forgée grâce à une détermination sans faille à combattre et à vaincre, à la volonté indomptable de toute la nation vietnamienne de défendre la vérité et de conquérir l'indépendance et la liberté. Ce combat a pleinement illustré le leadership éclairé du Parti communiste vietnamien et du président Hô Chi Minh, la sagesse de la diplomatie révolutionnaire vietnamienne et la juste cause de la lutte de libération nationale.
![]() |
| Le duc Tho serre la main de Henry Kissinger après la signature de l'accord de Paris le 23 janvier 1973. La signature forcée de cet accord par les États-Unis constitua une victoire majeure, créant un contexte favorable à la lutte pour la libération du Sud et la réunification du pays. Photo : AFP |
La Conférence de Paris et les Accords de Paris resteront à jamais gravés dans l'histoire de la révolution vietnamienne en général, et de la diplomatie vietnamienne sous Hô Chi Minh en particulier, comme une étape indélébile. Les Accords de Paris constituent également un témoignage essentiel de la juste lutte du peuple vietnamien, soutenue avec force par les progressistes du monde entier.
Contrairement aux événements diplomatiques internationaux tels que les conférences de Téhéran, de Yalta et de Potsdam, le succès des négociations de l'Accord de Paris était étroitement lié au mouvement mondial de solidarité et de soutien au Vietnam. Le Vietnam a ainsi pu obtenir une aide considérable de l'Union soviétique, de la Chine et d'autres pays socialistes, ainsi que le soutien indéfectible du Parti communiste français, du peuple français, de la gauche, du Mouvement des non-alignés, des peuples des pays capitalistes, du peuple américain et du mouvement pacifiste des soldats américains.
![]() |
| Le 29 mars 1973, le commandement américain à Saïgon a organisé une cérémonie de descente du drapeau. Le dernier contingent de troupes américaines s'est retiré du Sud-Vietnam. |
La formation du front populaire mondial en soutien au peuple vietnamien a démontré le principe de conjuguer la force nationale avec la force de l'époque, la force nationale avec la force internationale, et d'associer la diplomatie d'État à la diplomatie interpersonnelle.
Quarante-quatre ans ont passé, et comme nombre de membres des deux délégations vietnamiennes de négociation de l'époque, les amis français et les Vietnamiens de France sont aujourd'hui soit encore en vie, soit décédés, soit âgés et fragiles. Mais l'histoire retient que, par leurs actions individuelles, telles des pièces d'un puzzle, ils ont formé, unis à la volonté du peuple vietnamien, un rempart infranchissable, préservant ainsi la paix pour la nation vietnamienne. L'histoire n'oubliera jamais leur contribution.
Paix
(Synthétique)







