Malgré les objections de l'Arabie saoudite, la Russie reste déterminée à vendre des missiles S-400 au Qatar.
Les parlementaires russes insistent sur le fait que le plan de vente de systèmes de défense aérienne S-400 au Qatar est toujours mis en œuvre pour servir les intérêts nationaux de la Russie.
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Un lanceur de missiles S-400 participant à un exercice en 2017. Photo :Spoutnik |
« Le transfert de systèmes de défense aérienne à longue portée S-400 au Qatar augmentera les revenus du gouvernement russe, servant ainsi les intérêts nationaux de Moscou. La position de l'Arabie saoudite n'a aucune incidence sur cette question ; nos plans restent inchangés. »SpoutnikCette citation indique que le député Aleksei Kondratyev, vice-président de la commission de la défense et de la sécurité du Sénat russe, a fait une déclaration le 3 juin.
Le communiqué a été publié après l'annonce de l'information.Le MondeLa France a rendu publique une lettre, attribuée au roi Salman d'Arabie saoudite, adressée au président français Emmanuel Macron. Dans cette lettre, le roi Salman avertit que la France empêcherait le Qatar d'acquérir des missiles de défense aérienne S-400 et menacerait d'employer des mesures fortes, y compris une intervention militaire.
« L’acquisition du système russe S-400 permettra au Qatar de prendre l’avantage sur ses voisins. De plus, les États-Unis ne veulent pas perdre cet important marché de l’armement et chercheront à faire pression sur l’Arabie saoudite. Les tensions à Riyad sont compréhensibles », a affirmé le député Kondratyev.
En décembre 2017, l'ambassadeur du Qatar en Russie, Fahad bin Mohammed Al-Attiyah, a révélé que son pays négociait également l'acquisition de systèmes de défense aérienne russes de pointe, tels que le S-400 Triumf et le Pantsir-S1. Cependant, l'acquisition du système russe S-400 reste incertaine.
L'année dernière, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l'Égypte et plusieurs autres pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir des organisations terroristes et l'Iran. Doha a toujours nié ces accusations. Il s'agit de la plus grave crise diplomatique qu'ait connue la région du Golfe ces dernières années.



