Si j'avais un vœu à formuler
(Baonghean.vn) - Il existe une allégorie humoristique sur l'avidité sans bornes de l'humanité : si un génie apparaissait et vous accordait un vœu, que souhaiteriez-vous ? Les humains répondraient immédiatement et sans hésiter : « Je souhaite avoir beaucoup plus de vœux ! »
On pourrait penser que c'est sage, mais non, au final, aucun vœu n'est jamais exaucé, car même le Bouddha ne peut satisfaire les désirs et les exigences insatiables de l'humanité ; et finalement, s'il accordait vraiment aux humains un nombre illimité de vœux, le Bouddha serait-il encore le Bouddha — fournissant toujours une aide miraculeuse et rare ?

C'est vrai, la plupart d'entre nous désirons toujours une chose et en voulons trois, nous en possédons trois et en voulons sept, avides de choses hors de notre portée. L'avidité semble être un trait de caractère inscrit dans les gènes de l'humanité, une force motrice primordiale qui nous pousse toujours plus loin des autres animaux. Mais comme une épée à double tranchant, l'avidité incontrôlée devient une arme qui étouffe l'esprit humain.
Les personnes avides semblent rarement connaître le bonheur. Lorsqu'elles réussissent, elles ne prennent pas le temps d'en profiter, mais continuent de se comparer aux autres, rongées par l'insatisfaction de se sentir toujours inférieures, et se lancent aussitôt dans de nouvelles entreprises.
Les personnes avides possèdent tant de choses : maisons, voitures, bons revenus, amis, divertissements à profusion, et pourtant, elles n'en ont jamais assez. Elles se sentent toujours inférieures aux autres et ne connaissent ni le bonheur ni l'épanouissement. Un jour, même la plus avide finira par se lasser, s'arrêter et se demander : quel est le sens ultime de la vie ?
Il ne s'agit pas de la mort. Le but ultime de la vie est de savoir se contenter de ce qui nous suffit. Savoir s'arrêter est la compétence la plus importante pour bien vivre. Ceux qui ne savent pas s'arrêter sont comme une machine qui avance sans cesse, même usée ou surchauffée par une avidité aveugle ; tandis que la machine de celui qui sait s'arrêter sait se reposer quand il le faut, savourant chaque petit accomplissement de sa longue vie et trouvant la paix intérieure. Ceux qui savent s'arrêter sont toujours en paix. Ils n'ont rien à prouver à personne, ils ne comparent pas leur vie à celle des autres, ils savent satisfaire leur corps et leur esprit, ils savent vivre pleinement l'instant présent !
Il y a un beau proverbe qui dit : « Ne pleure pas parce que tu n'as pas de chaussures, car certains n'ont même pas de jambes pour se tenir debout ! » En comprenant cela, on réalise que le contentement apporte la joie aux pauvres, tandis que les riches apportent la tristesse à ceux qui en sont dépourvus. Que la vie d'une personne soit remplie de souffrances ou de bonheur, si elle connaît le contentement et apprécie ce qu'elle possède, alors chaque jour qu'elle vivra sera beau.


