Vu Lan Day parle de la piété filiale à l'époque moderne.
Depuis longtemps, la fête de Vu Lan est une fête majeure et importante de l'année. Elle nous offre l'occasion de remercier nos parents pour leur éducation et leur dévouement. Ce jour illustre également la tradition vietnamienne de « boire de l'eau en se souvenant de sa source ». C'est l'occasion pour les enfants de témoigner leur piété filiale et leur gratitude envers leurs ancêtres, en exprimant leur respect et leur vénération.
Le journal Nghe An s'est entretenu avec le vénérable Thich Tho Lac, membre permanent du Conseil exécutif, chef du Comité central de la culture de l'Association bouddhiste du Vietnam et chef adjoint du Comité permanent de l'Association bouddhiste provinciale de Nghe An.

La piété filiale est le fondement de l'étiquette bouddhiste.
PV:HieuLe bonheur est la première racine de l'étiquette dans le bouddhisme. Vénérable Thich...jeVénérable Thọ Lạc, pourriez-vous brièvement exposer les origines du festival Vu Lan selon les croyances bouddhistes ?

Paix supérieurThich Tho Lac :Pourquoi le quinzième jour du septième mois lunaire, jour de la fête de Vu Lan, est-il appelé le jour de la piété filiale ? Parce que ce jour est celui de la Réflexion sur soi du Sangha. En ce jour, tous les Bouddhas se réjouissent et les moines des dix directions se rassemblent. Nous prions pour que nos parents et nos proches vivent en paix et heureux, et qu’ils renaissent dans un royaume favorable après la mort. Les écritures bouddhistes disent : « Parmi les milliers d’écritures, la piété filiale est la plus importante. » Quel que soit le chemin suivi, que l’on soit instruit ou non, la piété filiale est la racine, le plus important et le but ultime.
Comme l'a enseigné le Bouddha : la piété filiale est le cœur du Bouddha, et la conduite filiale est la conduite du Bouddha. Le cœur d'une personne filiale est le cœur du Bouddha. En tant qu'êtres humains, nous devons accomplir notre devoir filial, en nous souvenant et en témoignant de la bienveillance et de la gratitude. De tous les actes de bonté, le plus grand est peut-être celui de nos parents.

Selon la légende bouddhiste, Mục Kiền Liên (Moggallana) était profondément affligé de voir sa mère affamée et incapable de manger la nourriture qu'on lui offrait. Il n'eut d'autre choix que de retourner auprès du Bouddha, espérant sa compassion et ses conseils pour la sauver. Le Bouddha, pris de pitié, leur recommanda, le jour de la méditation, lorsque les moines se réuniraient, de préparer un festin et de l'offrir en sacrifice. Grâce aux bénédictions des moines venus de toutes parts, la mère de Mục Kiền Liên fut libérée du royaume des esprits affamés et renaquit au royaume céleste. Ainsi, le Vénérable sauva sa mère. Depuis lors, le quinzième jour du septième mois lunaire, moines, nonnes et bouddhistes célèbrent souvent la fête de Vu Lan, une fête dédiée au salut des mères.
Cette histoire légendaire reflète parfaitement les sentiments et la piété filiale de toutes les classes sociales au Vietnam. C'est pourquoi la fête de Vu Lan, célébration de la piété filiale, existe depuis longtemps et est profondément enracinée dans la civilisation vietnamienne en général et dans celle de Nghệ An en particulier.
Mettre les parents à l'aise est aussi une façon de faire preuve de piété filiale.
PV : Vénérable Abbé, la piété filiale et la droiture ont toujours eu une valeur contemporaine, alors comment ces valeurs se répandent-elles dans la société aujourd’hui ?
PaixsupérieurThich Tho Lac :Grandir dans une famille unie, avec ses deux parents et des ressources relativement confortables nous permettant d'étudier, de voyager, d'élargir nos horizons, d'acquérir des connaissances et de construire notre vie, est une immense chance. Nombreux sont ceux qui aspirent à un peu d'amour parental, mais qui ne le reçoivent pas toujours. Par conséquent, tant que nos parents sont en bonne santé, leur apporter la tranquillité d'esprit est aussi une forme de piété filiale. Plus largement, la piété filiale implique de se cultiver et de se perfectionner, de vivre de manière éthique et respectueuse, et de réussir et d'être reconnu grâce à ses propres capacités et à son intelligence.

Les textes anciens enseignent : « Les parents à la maison sont comme des Bouddhas en ce monde. » Cela signifie que même si nous naissons dans un monde sans Bouddha, nos parents, dans cette vie, sont les Bouddhas. Ce dicton nous rappelle de ne jamais oublier la profonde gratitude que nous leur devons. À mon avis, une personne qui se montre filiale et respectueuse envers ses parents, à l’image d’un Bouddha, pratique déjà l’esprit du bouddhisme.
Compte tenu du contexte de la société moderne, et selon les circonstances, la question de la prise en charge des parents est abordée de manière personnelle et familiale. Il convient de s'organiser pour aider, prendre soin et veiller au confort et au bien-être de nos parents, en leur offrant les moyens de vivre sereinement malgré leur âge et leur fragilité. La présence physique n'est pas indispensable pour témoigner de notre amour filial. Cependant, lorsque les jeunes étudient ou travaillent loin de chez eux, il est important de prendre régulièrement de leurs nouvelles et de leur rendre visite pour les rassurer ; c'est aussi une façon de leur témoigner notre affection. Car aujourd'hui, les enfants prennent souvent leur envol et s'épanouissent, mettant à profit leurs connaissances et leur éducation pour construire leur vie, leur autonomie et celle de leur famille. Leur réussite et leur bienveillance sont ce que les parents ont toujours espéré et cultivé. C'est donc aussi une manière pour les enfants de rendre hommage à leurs parents.
PV :Le festival Vu Lan, moment de célébration de la piété filiale, est de plus en plus attendu et suivi par la population. Selon le vénérable moine, s'agit-il d'une tradition culturelle profondément ancrée dans la vie des gens et qui tend à se développer davantage ?
Paix tsupérieurThich Tho Lac :Aujourd'hui, la fête de Vu Lan n'est pas seulement un événement religieux sacré, mais revêt également une signification profonde, ramenant chacun à ses racines nationales, au principe de « boire l'eau, se souvenir de la source » et honorant ses ancêtres. La fête bouddhiste de Vu Lan est devenue une tradition de piété filiale et de gratitude, en accord avec le culte sacré des ancêtres pratiqué par le peuple vietnamien. C'est une cérémonie empreinte de valeurs humanistes, qui glorifie la tradition nationale de bienveillance et de gratitude.
Le festival Vu Lan, célébration de la piété filiale, ne se limite pas à une seule journée mais se déroule tout au long de la semaine, attirant de nombreux participants. Des plus jeunes aux plus âgés, tous participent avec enthousiasme, contribuant bénévolement et avec joie au nettoyage et à la décoration du lieu de la cérémonie. La participation est forte non seulement des adultes et des personnes âgées, mais aussi des jeunes. Des habitants de la province, mais aussi des touristes venus d'ailleurs, se joignent à la fête.
La piété filiale ne doit pas nécessairement se manifester par des festins somptueux.
PV : Également à l’époque actuelleIl existe un phénomène où de nombreuses familles érigent des autels sacrificiels élaborés, espérant atteindre leurs objectifs grâce à des offrandes somptueuses. Un festin somptueux leur permet d'offrir de nombreux cadeaux à leurs grands-parents, ancêtres et parents. Certaines familles, confrontées à l'insécurité, choisissent également d'offrir des cadeaux.par la dotson souhaitgrand-mère, ancêtresQue Dieu les bénisse et les protège, les préservant du malheur.Comment le Vénérable Moine évalue-t-il ce phénomène ?

PaixtsupérieurThich Tho Lac :Il est vrai que de nombreux dévots aujourd'hui font des offrandes excessivement fastueuses. Habitués à croire que l'au-delà est le reflet du monde terrestre, ils préparent des festins somptueux pour témoigner de leur piété filiale et de leurs espoirs. Pourtant, cela est superflu. Nos grands-parents et nos parents n'ont pas besoin d'autant de choses ; un festin grandiose ne prouve en rien votre piété filiale et ne saurait conjurer le malheur ou le calamité. Dès lors, le festin n'est qu'une simple formalité, dénuée de toute signification profonde liée à la piété filiale.
De plus, le bouddhisme est accessible à tous ; aucun passage des textes bouddhistes n’impose de cérémonie particulière pour répondre aux besoins spirituels de chacun. La fête de Vu Lan, célébration de la piété filiale, est une tradition dont chaque famille peut se réjouir, quelle que soit l’ampleur de la cérémonie.
Comme nous le savons depuis la nuit des temps, nos ancêtres offraient des présents simples, mais toujours en paix, sachant que leurs parents et grands-parents, dans l'au-delà, comprenaient leur sincérité. Ainsi, tant que notre cœur est sincère, même une offrande modeste sera perçue par nos ancêtres.
PV : Merci, Vénérable Moine !


