Nghe An : Les nouveaux frais de scolarité sont désormais adaptés aux conditions des différents groupes de population.
(Baonghean.vn) - Nous sommes déjà au milieu du premier semestre de l'année scolaire 2022-2023, mais la question des augmentations des frais de scolarité suscite toujours beaucoup d'attention de la part du public, d'autant plus que cette année, Nghe An met en œuvre la perception des frais de scolarité selon les nouveaux tarifs.
Les frais de scolarité sont fixés en fonction des conditions en vigueur dans les différentes régions.
PV :Monsieur, l'une des principales préoccupations des parents cette année scolaire concerne la mise en œuvre des nouveaux tarifs de scolarité, conformément à la résolution n° 14 du Conseil populaire provincial, qui ont augmenté de manière significative par rapport aux années précédentes. Sur quels critères le Conseil populaire provincial s'est-il fondé pour approuver ces tarifs ?
M. Chu Duc Thaï :Lors de sa 7e session, le 14 juillet 2022, le Conseil populaire provincial a adopté la résolution n° 14/2022/NQ-HĐND fixant les tarifs des frais de scolarité dans les établissements d'enseignement publics. Cette résolution précise le niveau de soutien financier accordé aux élèves des écoles primaires privées bénéficiant d'une exonération ou d'une réduction des frais de scolarité, conformément à la réglementation de la province de Nghệ An, pour les années scolaires 2022-2023 à 2025-2026. Elle définit également les zones de perception des frais de scolarité, notamment : les zones urbaines (quartiers de la ville de Vinh, quartiers des villes (à l'exclusion des unités situées dans les zones à minorités ethniques et les zones montagneuses, telles que définies par les autorités compétentes)), les zones rurales (communes de la ville de Vinh, communes des villes, districts de plaine, districts montagneux (à l'exclusion des unités situées dans les zones à minorités ethniques et les zones montagneuses, telles que définies par les autorités compétentes) et les zones montagneuses (districts de haute altitude, unités situées dans les zones à minorités ethniques et les zones montagneuses, telles que définies par les autorités compétentes).
Les frais de scolarité mentionnés dans la résolution n° 14 sont conformes au décret gouvernemental n° 81/2021/ND-CP relatif aux frais de scolarité. Lors de l’élaboration de cette résolution, nous avons constaté que les frais de scolarité prévus par le décret n° 81 étaient nettement plus élevés qu’auparavant ; par conséquent, les frais de scolarité ont été fixés au niveau le plus bas prévu par ledit décret.
![]() |
Cette année scolaire, les frais de scolarité dans les écoles secondaires de toute la province ont augmenté. |
PV :Le décret gouvernemental n° 81/2021/ND-CP sert de base à la réglementation des frais de scolarité, non seulement dans la province de Nghệ An, mais aussi dans de nombreuses autres provinces et villes du pays. L'augmentation des frais de scolarité a été mise en œuvre conformément au calendrier prévu, la décision n° 89/2016/QD-UBND ayant expiré au cours de l'année scolaire 2020-2021. Toutefois, la mise en place de cette nouvelle grille tarifaire a soulevé plusieurs problèmes : certains parents estiment les frais trop élevés ; des disparités existent entre les différentes régions (notamment au sein des communes et des quartiers des villes) ; et des incohérences apparaissent au sein d'une même classe ou d'un même établissement scolaire, même dans une même localité. Quel est votre avis sur cette question ?
M. Chu Duc Thaï :Au cours des derniers mois, nous avons constaté des inquiétudes concernant ces frais, et de nombreux avis indiquent que les frais actuels sont plus élevés qu'auparavant. Comparés aux frais de scolarité fixés par le décret n° 86, les nouveaux frais, instaurés par le décret gouvernemental n° 81, ont considérablement augmenté et présentent d'importantes disparités entre les régions. Par exemple : selon le décret n° 86, les frais de scolarité minimum pour le collège étaient de 60 000 à 300 000 VND en zone urbaine et de 30 000 à 120 000 VND en zone rurale ; selon le décret n° 81, ces frais minimums étaient de 300 000 à 650 000 VND en zone urbaine et de 100 000 à 270 000 VND en zone rurale. Le niveau des frais fixé par la résolution n° 14 est basé sur le niveau le plus bas du décret n° 81, et ce, dans toutes les régions. Il est impossible de corriger plus précisément les disparités entre les régions, car les frais réglementés dans les zones urbaines ne peuvent être abaissés, tandis que l'augmentation des frais dans les zones rurales aurait un impact considérable sur une très large partie de la population rurale.
M. Dao Cong Loi :Après plus de deux mois d'application des nouveaux tarifs de scolarité, les observations menées dans 21 districts, villes et communes indiquent que la perception des frais de scolarité s'est globalement déroulée normalement. Cependant, certains habitants de la ville de Vinh s'inquiètent du montant des frais. Auparavant, les frais étaient également perçus en fonction du lieu de résidence, mais la différence était minime, de l'ordre de quelques dizaines de milliers de dongs seulement, ce qui ne suscitait guère d'inquiétude chez les parents. Cette année, en revanche, l'écart est beaucoup plus important, ce qui inquiète davantage les parents. Lors de l'élaboration du décret, le ministère de l'Éducation et le Conseil populaire provincial avaient mis l'accent sur les besoins de la population et la garantie de ses droits, créant ainsi des conditions favorables aux habitants, notamment dans les zones rurales et défavorisées. C'est pourquoi la différenciation des tarifs et la répartition régionale étaient nécessaires.
Le problème actuel découle de lacunes dans la gestion, notamment en matière d'enregistrement des ménages, et de l'apparition de cas exceptionnels. Cependant, comme je l'ai mentionné, la résolution du Conseil populaire est axée sur le bien-être de la population et garantit ses droits. Parallèlement, certains responsables souhaitent simplifier les procédures et assurer l'équité au sein des classes et des établissements scolaires. Or, cette approche est erronée, car depuis 2014, la province de Nghệ An dispose de la directive interministérielle n° 2446, émise conjointement par le ministère des Finances, le ministère de l'Éducation et de la Formation et le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales. Cette directive encadre la perception des frais de scolarité en fonction de l'enregistrement des ménages afin de garantir les droits et l'application des politiques de soutien aux élèves, conformément aux objectifs fixés. Concernant la mise en œuvre des nouveaux tarifs de scolarité, le ministère a publié un document encadrant la perception des frais et préconisant un échelonnement des paiements afin de ne pas exercer de pression sur les parents et les élèves. Face aux difficultés actuelles, le ministère a adressé un document aux établissements scolaires, recensant les obstacles rencontrés lors de la mise en œuvre et proposant des solutions pour les surmonter.
La mise en œuvre des contributions volontaires doit respecter trois principes.
PV :La gestion financière est toujours un sujet brûlant en début d'année scolaire. Quelles solutions le Conseil populaire provincial et l'autorité de gestion, le ministère de l'Éducation et de la Formation, ont-ils mises en œuvre pour remédier à cette situation ?
M. Chu Duc Thaï :La perception des frais de scolarité dans les établissements d'enseignement et de formation est encadrée par des directives allant du niveau central au niveau provincial. Par le passé, le Comité populaire provincial et le ministère de l'Éducation ont veillé activement à ce que les établissements perçoivent les frais de scolarité en début d'année conformément à la réglementation. Cependant, suite à des retours d'information et des enquêtes directes, nous avons constaté que certains établissements ne respectent pas pleinement la réglementation et continuent d'imposer des frais non conformes, suscitant ainsi la frustration des parents. Par conséquent, la question des frais de scolarité en début d'année, bien que récurrente, demeure un sujet de préoccupation majeur chaque année.
Afin de comprendre l'opinion des électeurs et le sentiment public concernant les recettes et les dépenses scolaires, le Conseil populaire provincial s'est attaché à assurer un suivi rigoureux des recettes et des dépenses dans les établissements d'enseignement dès la rentrée scolaire. Son Comité permanent a chargé ses membres de suivre régulièrement la situation des recettes et des dépenses des établissements scolaires de la province ; de recueillir sans délai l'avis des électeurs sur les questions connexes et de le transmettre aux autorités compétentes ; et de mener des consultations publiques lors des séances du Conseil populaire provincial ou de suivre les réponses et la prise en compte des avis des électeurs. La Commission de la culture et des affaires sociales du Conseil populaire provincial a également mené des enquêtes et assuré le suivi de la perception des frais de scolarité et autres recettes dans les écoles.
Par ailleurs, lors des réunions du Comité permanent du Conseil populaire provincial ou du Comité populaire provincial, ce dernier examine systématiquement les questions importantes et urgentes qui préoccupent la population, comme celle des frais de scolarité annuels. Il charge les commissions du Conseil populaire provincial de mener des enquêtes et de recueillir des informations, puis formule des recommandations à l'intention du Comité populaire provincial afin de traiter cette question.
L'instauration des frais de scolarité en début d'année scolaire a un impact considérable sur la population, et presque toutes les familles de la région ont des enfants scolarisés. Si certains parents hésitent à signaler ce problème aux autorités compétentes ou aux organismes de gestion de l'éducation, le Conseil populaire provincial met à leur disposition un site web avec une section dédiée aux commentaires des citoyens. Nous encourageons les citoyens à nous faire part de leurs préoccupations. Nous recueillerons ces commentaires et les transmettrons aux organismes compétents pour qu'ils y répondent conformément à la réglementation. Par ailleurs, les citoyens peuvent s'adresser directement aux instances élues, telles que les représentants du Conseil populaire à tous les niveaux, y compris au niveau communal, afin que ces derniers puissent recueillir publiquement les commentaires et les traiter conformément à la loi.
M. Dao Cong Loi :À l'approche de la rentrée scolaire, les parents ont de nombreuses préoccupations, notamment concernant les manuels scolaires, les uniformes et les fournitures. C'est pourquoi le ministère de l'Éducation et de la Formation a pour principe de privilégier les solutions visant à garantir un enseignement de qualité dès le début de l'année et de n'aborder les questions financières qu'en fin d'année, afin de ne pas peser sur les élèves. Cependant, malgré les plus de 1 600 établissements scolaires que compte la province, des cas de collecte et de dépenses non conformes aux directives du ministère persistent, entraînant des erreurs de facturation, en particulier concernant les contributions volontaires.
Récemment, le ministère de l'Éducation et de la Formation a publié des directives exigeant que les contributions volontaires respectent trois principes : l'accord, la transparence et l'absence de frais fixes. Or, dans la pratique, certains établissements n'ont pas suivi ces directives, abusant du système et bafouant les principes, notamment en imposant des frais fixes ou en fixant un montant précis. Il est évident que les contributions volontaires ne peuvent être perçues à un taux fixe.
Pour remédier à ce problème, les agences d'État renforceront leurs activités d'inspection et de supervision et collaboreront avec les comités populaires de district (responsables des établissements scolaires, de la maternelle au collège) afin d'intensifier les mesures correctives. En cas d'infraction constatée, des mesures appropriées seront prises pour dissuader toute récidive et garantir la discipline dans l'ensemble du secteur.
![]() |
Le directeur adjoint du Département de l'éducation et de la formation, Dao Cong Loi, a remis des prix aux candidats ayant obtenu des résultats exceptionnels lors du concours des ambassadeurs de la culture de la lecture. |
PV :Ainsi, selon M. Chu Duc Thai, outre les solutions proposées par le secteur de l'éducation, ne devrions-nous pas renforcer le travail d'inspection, d'examen et de supervision des conseils populaires à tous les niveaux ?
M. Chu Duc Thaï :Le contrôle des frais d'inscription perçus en début d'année scolaire est une solution fondamentale qui doit être mise en œuvre avec plus de fermeté et de fréquence. Suite à ce contrôle, toute infraction commise par les établissements scolaires, notamment ceux ayant fait l'objet de plaintes de parents ou du public, doit être clairement identifiée. Une fois les conclusions établies, des mesures sévères et rigoureuses doivent être prises à l'encontre des établissements et de leurs responsables pour perception illégale de ces frais, afin de dissuader toute récidive.
Outre l'inspection et l'audit, un ensemble de mesures est nécessaire pour garantir la conformité des recettes et des dépenses scolaires avec la réglementation. Il est primordial de responsabiliser les chefs d'établissement et les différents niveaux de gouvernement quant à la mise en œuvre de cette réglementation. Les établissements scolaires doivent publier en début d'année l'intégralité des frais de scolarité légalement perçus, afin de permettre aux parents d'exercer un contrôle. Les contributions volontaires des parents doivent respecter des principes établis, la question du financement socialisé des écoles étant particulièrement critiquée.
Le processus de mobilisation sociale, y compris ses modalités, doit faire l'objet d'un débat démocratique et ouvert, et être approuvé par les autorités compétentes avant de pouvoir être considéré comme éligible. Les biens acquis grâce à la mobilisation sociale doivent être inventoriés et gérés annuellement conformément à la réglementation afin de devenir la propriété commune de l'établissement scolaire. Ceci permet d'éviter la situation où, comme l'ont déploré de nombreux parents, des climatiseurs, des téléviseurs et des rideaux sont achetés chaque année. Si ce point est clarifié, le public apportera un soutien massif à cette initiative, en complément du budget de l'État, pour financer des projets et des équipements qui garantissent un meilleur enseignement et un meilleur apprentissage.
Grâce à un suivi et à des enquêtes sur place dans les établissements scolaires, nous avons constaté que les directeurs et les enseignants sont confrontés à une forte pression pour garantir des infrastructures d'enseignement et d'apprentissage adéquates, en raison de ressources budgétaires limitées. Par conséquent, un examen approfondi et complet des infrastructures physiques des établissements scolaires est nécessaire pour prioriser l'allocation des budgets dans le secteur de l'éducation, en mettant l'accent sur l'augmentation des investissements dans les équipements scolaires afin de permettre aux enseignants de se consacrer pleinement à leurs missions d'enseignement et d'apprentissage.
PV :Merci d'avoir participé à la conversation !




