Bien que leurs moyens de subsistance reposent sur l'élevage, les habitants du Pamiri, et en particulier les villageois de Bulunkul dans les montagnes du Pamir (connues sous le nom de « toit du monde » en persan), se sentent heureux et préfèrent rester dans leur pays d'origine plutôt que de déménager dans une grande ville.
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| Le paysage est resté intact malgré le passage du temps :Connues sous le nom de « Bam-i-Dunya » (qui signifie « Toit du monde » en persan), les montagnes du Pamir, en Asie centrale, situées principalement dans le Haut-Badakhchan, région autonome de l'est du Tadjikistan frontalière de la Chine, du Kirghizistan et de l'Afghanistan, figurent parmi les plus hautes chaînes de montagnes du monde. Autrefois partie intégrante de la légendaire Route de la Soie, la région fut interdite aux étrangers durant l'ère soviétique et s'est récemment rouverte aux touristes. |
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| La route à travers les montagnes :Le Haut-Badakhchan est relié au reste du monde par la route du Pamir, qui traverse les monts Pamir à travers l'Afghanistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan. C'est la deuxième route la plus haute du monde (après la route de Karrakoram au Pakistan), son point culminant étant le col d'Ak Baital au Tadjikistan, à 4 655 mètres d'altitude. Les visiteurs ne peuvent accéder au Haut-Badakhchan qu'entre mai et septembre, lorsque l'enneigement est moins important. |
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| Preuves d'un passé glorieux :Les monts Pamir occupaient une position cruciale dans la partie sud de l'ancienne Route de la Soie. La forteresse de Yamchun, datant du IIIe siècle, est l'un des édifices les plus impressionnants de la vallée du Wakhan, située à la frontière afghane. Bâtie au sommet d'une falaise, elle constituait un point névralgique de la Route de la Soie, contrôlant le trafic, assurant la sécurité et facilitant la circulation des marchandises. |
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| L'horizon afghan :Un garde-frontière tadjik se tient au sommet des ruines du fort de Khakha, datant du IVe siècle, dans la vallée du Wakhan, et contemple l'Afghanistan, de l'autre côté du fleuve Panj. La frontière est lourdement gardée pour des raisons de sécurité, mais un marché frontalier hebdomadaire se tient dans le village d'Ishkachim. Acheteurs et vendeurs des deux côtés de la frontière s'y rencontrent, et le lieu reste bien entendu sous contrôle militaire. |
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| Patrimoine distinct :Du fait de leur isolement, les Pamiris préservent une culture très particulière, différente de celle du reste du Tadjikistan. Majoritairement ismaéliens et chiites, ils se distinguent des Tadjiks sunnites. Ils possèdent leur propre langue, ainsi qu'un riche patrimoine artisanal, des bijoux, une musique et des danses traditionnelles. Chaque année en juillet, Khorog, la capitale régionale, accueille le festival « Toit du monde ». Danseurs et artisans venus de toute la région du Pamir et des zones montagneuses bordant la Route de la Soie s'y rassemblent. Ce festival est non seulement un lieu d'échanges culturels, mais aussi un événement visant à préserver le patrimoine unique de chaque région. |
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| Les yeux de Pamiri :Dans des pays d'Asie centrale comme le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et l'Azerbaïdjan, les sourcils doubles sont considérés comme un symbole de beauté et de pureté chez les femmes, et de force chez les hommes. Si les femmes n'ont pas de sourcils doubles naturels ou s'ils sont peu fournis, elles les dessinent souvent au crayon. La jeune fille (en photo) est originaire d'Ishkachim et a parcouru une centaine de kilomètres vers le nord, jusqu'à la région de Khorog, pour assister à des festivals de musique. Elle portait sa plus belle robe traditionnelle pour l'occasion. |
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| Le bétail des hommes :Contrastant fortement avec les couleurs éclatantes de leurs fêtes, les habitants du Pamir vivent dans la simplicité. Ils élèvent principalement du bétail et travaillent dans les mines, et beaucoup peinent tout juste à joindre les deux bouts. La photo montre un homme ramenant un troupeau de yaks au village de Bulunkul à la tombée de la nuit. Les yaks, comme les chèvres et les moutons, constituent la principale source de revenus des villageois, leur fournissant de la viande et permettant également sa vente. Les possibilités d'emploi sont rares pour les habitants du Pamir. |
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| Loin du monde :À Bulunkul, vingt familles vivent dans de modestes maisons construites en briques, en terre, en bois et en pierres. La route la plus proche est la route du Pamir, à seize kilomètres. « Dans le village, nous n'avons qu'une petite épicerie où nous vendons de l'huile, du riz et quelques barres chocolatées. Tous les quinze jours, un camion vient de Khorog nous approvisionner », raconte Zainab, une habitante de Bulunkul. |
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| Des choix pour l'avenir :Une cinquantaine d'enfants fréquentent l'école du village, qui ne compte que deux enseignants. À 18 ans, certains choisissent de rester au village pour s'occuper de leur famille et de leur bétail. D'autres (principalement des hommes) partent pour Khorog, d'autres régions du Tadjikistan ou la Russie afin de trouver du travail. Malgré cela, les Pamiris font preuve de résilience et nombreux sont ceux qui préfèrent rester sur leurs terres natales plutôt que de partir. « À Bulunkul, nous sommes habitués à cette vie, avec notre bétail, nos maisons et nos enfants. Pourquoi partirions-nous ? C'est notre vie. Je suis allée à Khorog à de nombreuses reprises, mais je n'ai jamais souhaité vivre en ville. Nous sommes heureux ici », confie Sakina, une habitante de Bulunkul. |
Selon VNE