En Allemagne, on craint une « guerre du gaz » entre les pays européens.
La pénurie de « carburants verts » en Europe pourrait déclencher une « guerre du gaz » entre les pays européens. C’est l’avis exprimé par Friedrich Merz, chef de la CDU (principal parti d’opposition allemand), dans une interview accordée à NOZ, selon Die Welt.
Gazprom avait précédemment réduit l'injection de carburant dans le gazoduc Nord Stream, car le Canada, après les réparations, n'avait pas restitué les turbines fabriquées par la société allemande Siemens. Comme l'a indiqué un représentant de la société, le matériel d'injection de gaz de ce gazoduc n'a pas été restitué en raison des sanctions imposées par Ottawa à la Russie. Par ailleurs, du 11 au 21 juillet, le gazoduc Nord Stream sera temporairement mis à l'arrêt pour des travaux d'entretien programmés.
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Le gaz naturel est un sujet brûlant en Europe en ce moment. (Image d'illustration) |
« Il existe un risque de grave conflit au sein de l'UE concernant la distribution (du gaz), similaire à ce qui s'est produit en 2015 et 2016 lors de la crise des réfugiés », a averti Merz.
Selon cet homme politique, un plan unifié de distribution de gaz doit être établi entre les pays de l'UE.
Dans le même temps, le chef de la CDU a anticipé les spéculations concernant la possibilité d'un arrêt des livraisons de gaz par la Russie.
« Nous ne devrions pas évoquer de tels scénarios dans des déclarations publiques. Si la Russie agit conformément au contrat, les livraisons reprendront une fois les réparations terminées », a ajouté Merz.
Couper les approvisionnements en gaz en provenance de Russie.
Les réductions des approvisionnements en gaz russe cette année sont dues à la suspension des livraisons via le gazoduc Yamal-Europe en mai, à la réduction du débit de gaz dans deux autres gazoducs principaux – Nord Stream et le système de transit de gaz ukrainien – ainsi qu'aux perturbations des approvisionnements via le gazoduc Turkish Stream en raison de problèmes techniques.
Après le lancement par la Russie d'une opération spéciale visant à protéger le Donbass des nationalistes ukrainiens, les États-Unis et l'Union européenne ont imposé des sanctions à Moscou. De nombreux pays ont annoncé le gel des avoirs russes et les appels à boycotter l'énergie russe se sont intensifiés. Ces mesures ont, à leur tour, porté un coup dur aux pays occidentaux, provoquant une hyperinflation et une forte hausse des prix des produits alimentaires et des carburants.



