La mentalité « axée sur la réussite » persiste.
(Baonghean) - Récemment, les médias ont largement relayé le cas d'élèves illettrés admis en CM1. Un reportage a mis en lumière le cas de cinq élèves de l'école primaire de Thanh Van, dans la commune de Thanh Van, district de Thanh Chuong (un établissement ayant obtenu les normes nationales en 2002), qui, bien qu'illettrés, ont réussi à progresser dans leur scolarité. L'article mentionnait notamment le cas de Nguyen Thi Le, qui « a suivi des cours d'été pour accéder au CM1, mais ne savait ni lire ni écrire correctement ». Le père de Le, indigné, a interpellé l'école et demandé que sa fille redouble sa première année de primaire, mais sa requête a été rejetée. Le samedi 15 février au soir, le journal télévisé de VTV a également diffusé un reportage sur le cas d'élèves de cette même école, en fin de CE2, mais pour la plupart illettrés.
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| Un élève de CE2 fait des fautes d'orthographe sur la plupart des mots simples destinés aux élèves de CP. (Photo : VTV Online) |
La situation à Thanh Van n'est pas un cas isolé. Il y a plus de six ans, lors d'une visite de terrain, j'ai pu constater par moi-même les difficultés rencontrées dans une classe d'un collège de Quy Hop, une zone montagneuse située à moins de 3 kilomètres du centre du district et du département de l'Éducation et de la Formation. Malgré des transports relativement faciles d'accès, certains élèves de cet établissement, même en troisième, ne savaient toujours ni lire ni écrire couramment. On les qualifiait alors d'« élèves en difficulté ».
Ainsi, les incidents survenus à l'école primaire de Thanh Van, dans le district de Thanh Chuong, et même chez certains élèves du secondaire du district de Quy Hop, ne sont pas des cas isolés dans le secteur éducatif de Nghệ An. Des incidents similaires ont été récemment recensés dans les provinces de Kiền Giang et de Bần Giang. Il est indéniable que ces conséquences néfastes découlent de l'obsession de la réussite scolaire. Certains estiment que ces problèmes révèlent une situation particulièrement dangereuse, aux conséquences graves pour la jeunesse et la société. Cela témoigne de l'irresponsabilité de ceux qui sont chargés de « former les générations futures ».
Ces derniers temps, le secteur de l'éducation a lancé une campagne contre l'obsession de la réussite, baptisée « Deux Non ». Malgré l'ampleur et la vigueur de cette initiative, la tricherie persiste et le problème chronique de cette « obsession de la réussite » n'est pas encore totalement éradiqué.
Son Tu Phuoc



