Annonce du décret du Président relatif à la loi foncière
La nouvelle loi foncière comprend 16 chapitres et 260 articles, incluant des modifications et des ajouts à 180 des 212 articles de la loi foncière de 2013, ainsi que l'ajout de 78 nouveaux articles.
Le matin du 19 février, le bureau du président a tenu une conférence de presse pour annoncer le décret présidentiel promulguant la loi foncière, adoptée par l'Assemblée nationale lors de sa 5e session extraordinaire.

Selon le vice-ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement, Le Minh Ngan, la nouvelle loi foncière comprend 16 chapitres et 260 articles, dont des modifications et des ajouts à 180 des 212 articles de la loi foncière de 2013, et l'ajout de 78 nouveaux articles.
La nouvelle loi a perfectionné les droits des Vietnamiens résidant à l'étranger de la manière suivante : les Vietnamiens résidant à l'étranger qui sont toujours citoyens vietnamiens bénéficient de droits fonciers complets, au même titre que les citoyens du pays (personnes physiques résidant dans le pays).
La réglementation stipule que les groupes d'utilisateurs de terres, y compris les membres d'un même ménage, ont les mêmes droits et obligations que les utilisateurs de terres individuels.
Les utilisateurs de terres qui sont exemptés ou qui ont droit à une réduction des frais d'utilisation des terres ou du loyer foncier ont les mêmes droits et obligations que ceux qui ne sont pas exemptés ou qui n'ont pas droit à une réduction des frais d'utilisation des terres ou du loyer foncier.
Concernant la récupération et l'expropriation de terres, le vice-ministre Le Minh Ngan a déclaré que la loi prévoit expressément les cas où l'État récupère des terres à des fins de développement socio-économique d'intérêt national et public, pour la mise en œuvre de travaux publics, la construction de sièges d'agences d'État et d'infrastructures de services publics. D'autres cas concernent divers critères tels que le logement, les zones de production, la constitution de fonds fonciers, l'exploitation minière, les infrastructures souterraines, et les cas où l'État récupère des terres en vue de leur vente aux enchères ou d'un appel d'offres pour accroître les recettes budgétaires.
Concernant l'indemnisation, l'aide et la réinstallation lors de la récupération de terres par l'État, la nouvelle loi a modifié et complété le principe d'indemnisation en diversifiant ses modalités. Celles-ci peuvent prendre la forme de terrains ayant la même vocation que les terrains récupérés, ou encore d'une compensation financière, d'autres terrains ou de logements. Le principe visant à « fournir un logement et à garantir des revenus et des conditions de vie équivalentes ou supérieures à celles du domicile précédent » est concrétisé par des réglementations relatives aux critères des zones de réinstallation, notamment en matière d'infrastructures techniques et sociales et de localisation. Ces zones peuvent être affectées à un ou plusieurs projets.
Le vice-ministre a indiqué que la nouvelle loi normalise également le certificat des droits d'utilisation des terres et de propriété des biens immobiliers qui y sont rattachés. Elle définit clairement l'autorité compétente pour délivrer ces certificats, en distinguant le rôle de l'État (reconnaissance des droits d'utilisation des terres) de la prestation de services publics par les organismes d'enregistrement (délivrance des certificats). Cette mesure professionnalise la délivrance des certificats et jette les bases d'une harmonisation de l'enregistrement foncier et de la gestion du cadastre, du niveau central au niveau local.
Le processus implique l'établissement de barèmes de prix fonciers fondés sur des zones de valeur et des parcelles standardisées pour les régions disposant de cartes cadastrales numériques et de bases de données de prix fonciers. Par ailleurs, une réglementation spécifique est nécessaire concernant le calendrier de détermination du prix foncier, les redevances d'utilisation des sols et les frais de location pour chaque cas d'attribution, de location, d'autorisation de changement de destination, de prolongation des droits d'utilisation, de modification de la forme d'utilisation des sols et d'ajustement des décisions d'attribution ou de location qui modifient la superficie, la destination ou la durée d'utilisation des sols.


