Systèmes avancés d'aide à la conduite dans les voitures : sont-ils absolument sûrs ?
Un test récent mené par l'American Automobile Association (AAA) a mis en garde contre le risque de faire entièrement confiance aux systèmes avancés d'aide à la conduite en raison de leurs limitations.
Les systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS) sont un ensemble de systèmes de sécurité active installés dans les véhicules, fonctionnant pour la plupart automatiquement, afin d'avertir, de prévenir et de minimiser les risques de collision lorsque le véhicule est sur la route.
.jpg)
Auparavant, les systèmes ADAS étaient réservés aux voitures de luxe coûteuses ; cependant, aujourd'hui, ils sont devenus plus courants, notamment avec le développement des véhicules électriques.
Systèmes avancés d'aide à la conduite : pratiques, mais ne remplacent pas les conducteurs humains.
Les systèmes ADAS sont souvent présentés comme un outil pratique qui aide les conducteurs à circuler en toute sécurité et avec moins de stress dans les embouteillages. Cependant, une étude récente de l'AAA, publiée le 21 août, suggère que la confiance accordée à cette technologie reste sujette à caution.
Les ingénieurs automobiles de l'AAA ont mené des tests sur cinq véhicules équipés de systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS). L'objectif était de vérifier leur comportement en conditions de circulation réelles et complexes. Les résultats se sont avérés préoccupants : en moyenne, toutes les neuf minutes, le système ADAS a rencontré un événement important, tel qu'un changement de voie soudain ou une erreur de maintien de trajectoire, qu'il n'a pas pu gérer pleinement, obligeant le conducteur à intervenir.
.jpg)
Photo : Internet.
Dans les scénarios de test, on observe deux erreurs principales :
- Un véhicule qui vous coupe la route : dans 90 % des cas, une intervention du conducteur est nécessaire.
- Mauvaise tenue de voie : les systèmes de capteurs et de caméras perdent parfois la mise au point, ce qui provoque une déviation du véhicule hors de sa voie.
« La plupart des technologies d’aide à la conduite actuelles ne sont en réalité que des versions améliorées du régulateur de vitesse et de l’assistance au maintien de voie. On les qualifie d’« assistance » plutôt que d’« automatiques » car leur objectif reste d’assister le conducteur, et non de le remplacer », explique Antuan Goodwin, correspondant principal de CNET spécialisé dans les véhicules électriques et autonomes.
Les données de l'AAA indiquent également que les utilisateurs de systèmes ADAS nécessitent une intervention trois fois plus souvent que les conducteurs utilisant des systèmes non interventionnels. Alors que dans d'autres modes de conduite, les conducteurs n'ont généralement besoin d'intervenir que toutes les 15,3 minutes, avec les systèmes ADAS, ce délai tombe à seulement 9 minutes.
Goodwin a souligné : « Même les systèmes les plus avancés comme le Super Cruise de GM, le Blue Cruise de Ford, le Drive Pilot de Mercedes-Benz ou le FSD de Tesla ne fonctionnent pas et ne devraient pas fonctionner sans l'attention du conducteur. »
Greg Brannon, directeur de la recherche en ingénierie automobile chez AAA, ajoute : « Les systèmes ADAS peuvent être utiles dans certaines situations, mais ils ne peuvent pas remplacer une conduite attentive. Les conducteurs doivent rester vigilants, surtout en cas de circulation dense. »
Le problème ne se limite pas aux capacités technologiques, mais concerne aussi le marketing. Tesla en est un parfait exemple : l’entreprise est constamment critiquée pour ses appellations telles que « Autopilot » ou « Conduite entièrement autonome », qui induisent facilement les clients en erreur et leur font croire qu’il s’agit d’un système totalement autonome.
En effet, Tesla fait actuellement face à de nombreuses poursuites judiciaires, notamment pour publicité mensongère en Californie. Plus tôt ce mois-ci, l'entreprise a même été condamnée à verser 243 millions de dollars de dommages et intérêts suite à un accident mortel lié à son logiciel Autopilot.
D'après les données présentées ci-dessus, il ressort que les systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS) ne sont pas encore capables de remplacer le conducteur. Ce dernier doit conserver le contrôle et être prêt à intervenir à tout moment. En d'autres termes, la technologie peut apporter une aide précieuse, mais la sécurité finale repose toujours sur vous.


