Vision pour faire de Vinh une ville verte.
La résolution n° 39/NQ-TW du 18 juillet 2023 du Politburo sur la construction et le développement de la province de Nghe An jusqu'en 2030, avec une vision à l'horizon 2045, affirme : « Mettre l'accent sur l'investissement et disposer de mécanismes et de politiques supérieurs pour faire de la ville de Vinh le centre économique et culturel de toute la région du Centre-Nord ; investir dans le développement d'une infrastructure socio-économique synchrone, dans le sens d'une infrastructure verte, intelligente et moderne. »
Ville verte
Dans notre pays, le concept de ville verte est encore relativement nouveau. Beaucoup l'associent encore à des villes dotées de nombreux parcs, arbres et points d'eau, avec éventuellement l'utilisation d'énergies renouvelables pour les bâtiments et la plantation d'arbres sur les toits. Certains quartiers de Hanoï et d'Hô-Chi-Minh-Ville, qualifiés de villes écologiques ou vertes, se sont limités à la présence de nombreux arbres.
Parallèlement, les pays européens ont établi des critères pour parvenir à des villes vertes, notamment : des espaces verts : des villes à forte densité de végétation, un ratio élevé d’espaces verts par habitant, une attention particulière portée aux espaces publics, aux parcs et aux plans d’eau ; des bâtiments verts : la végétalisation des bâtiments, l’utilisation de matériaux écologiques, les économies d’énergie, la priorité accordée à la conservation de l’énergie et des ressources, la collecte et le stockage des eaux de pluie, la conservation de l’eau, une utilisation efficace de l’énergie et des matériaux respectueux de l’environnement ; des transports verts, une industrie verte ; une qualité environnementale urbaine verte ; et des communautés résidentielles respectueuses de l’environnement.
Par conséquent, que le concept soit suffisant ou non, pour progresser vers une ville verte, la question des espaces verts est prioritaire et joue un rôle et une importance extrêmement importants.

Le rôle du maintien de l'équilibre écologique en milieu urbain :La végétation n'est pas seulement le poumon de la ville, elle joue aussi un rôle essentiel dans l'écosystème paysager urbain, qu'il soit monolithique ou diversifié. Elle améliore le cadre de vie, embellit les villes, suscite des émotions et contribue au développement d'autres écosystèmes secondaires. En somme, l'écosystème paysager englobe les paysages naturels et les paysages aménagés par l'homme.
Son rôle en tant qu'art paysager urbain :Les arbres d'ornement sont devenus familiers grâce à la beauté naturelle de leurs diverses espèces, qu'il s'agisse d'arbres, de graminées ou de fleurs. Architectes, urbanistes, gestionnaires et particuliers les utilisent pour embellir jardins, rues et parcs. Les arbres d'ornement se classent en de nombreuses catégories selon leur écologie, leur usage prévu, leur forme, leur couleur et leurs caractéristiques. L'agencement des arbres pour créer des paysages urbains est un art, et les techniques de plantation évoluent constamment grâce à diverses méthodes comme le greffage, la taille, le bonsaï, etc. Par ailleurs, ils remplissent bien d'autres fonctions.
Lkarma urbain
La foresterie urbaine peut se définir comme un réseau ou un système de ceintures forestières, un ensemble d'arbres isolés ou regroupés en zones urbaines et périurbaines ; elle comprend : les forêts, les arbres d'alignement, les ronds-points, les arbres des parcs, les jardins privés, les carrefours, les bords de route, les berges de rivières et de lacs, les littoraux, les vergers, les exploitations agricoles et les toitures. La foresterie urbaine constitue l'épine dorsale de l'infrastructure verte et assure la liaison entre les zones urbaines et rurales, tout en améliorant l'empreinte environnementale des villes (FAO 2017).
Au fil des ans, la province de Nghệ An a accordé une grande importance au développement de ses espaces verts, notamment dans la ville de Vinh, qui bénéficie d'un climat caractérisé par un fort ensoleillement et des vents chauds et brûlants en provenance du Laos. Selon un rapport du Comité populaire de Vinh, la superficie moyenne d'espaces verts par habitant y atteint 1,9 mètre carré.2À côté des arbres verdoyants qui bordent les rues se trouvent des forêts soigneusement entretenues et protégées, comme celles du parc forestier du mont Quyet, de la place Ho Chi Minh et de l'écoparc Hung Hoa… De nombreuses rues ont vu leurs arbres inadaptés remplacés par de nouveaux, plantés selon des thèmes spécifiques, créant ainsi des points d'intérêt pour la ville. Les nombreuses rangées d'arbres qui longent les rues sont non seulement vertes et saines, mais aussi magnifiques, et sont devenues des lieux de rencontre prisés des jeunes ces dernières années. On peut dire que la verdure urbaine a rendu Vinh City plus attrayante et plus séduisante.
Cependant, force est de constater que, comme dans de nombreuses villes vietnamiennes, le taux d'espaces verts urbains à Vinh est très faible, inférieur à la moyenne nationale et ne représentant qu'environ un dixième de celui des villes du monde. Par ailleurs, la superficie d'espaces verts par habitant dans les villes modernes du monde entier se situe généralement entre 20 et 25 mètres carrés.2/personne. De nombreux pays affichent des taux élevés, comme Singapour avec 30,3 millions.2/personne, Séoul 41m2De plus, la ville ne dispose actuellement d'aucun plan global d'aménagement des espaces verts urbains, de sorte que le principe consistant à « choisir le bon arbre et à le planter au bon endroit » est parfois incohérent, ce qui donne un aménagement peu esthétique...
La ville de Vinh est actuellement en pleine expansion territoriale, fusionnant avec la ville de Cua Lo et plusieurs communes du district de Nghi Loc, pour devenir une ville côtière, traversée de rivières, de lacs et de zones tampons rurales. Visant une agglomération verte, intelligente et moderne, conformément à la résolution n° 39/NQ-TƯ, le développement d'espaces verts est une priorité urgente et à long terme. Pour contribuer à la réalisation de cet objectif, nous proposons les mesures suivantes :
Il est nécessaire de mettre en œuvre rapidement le plan de développement de la foresterie urbaine pour la ville de Vinh en expansion. La planification de la foresterie urbaine doit privilégier son organisation en diverses structures telles que des corridors écologiques pour les rivières, les ruisseaux, les lacs et les collines, des parcs, des jardins fleuris, des rues arborées, des espaces verts et des jardins familiaux. Au sein de la ville, des espaces verts continus, espacés de 200 mètres et d'une superficie minimale de 0,1 hectare, doivent être aménagés afin de rafraîchir l'air et d'assurer une ventilation naturelle efficace.

Deuxièmement, il convient de porter une attention particulière à la ceinture verte. Sa définition est cruciale, non seulement pour limiter l'urbanisation anarchique, mais aussi pour affirmer l'identité urbaine. De plus, la ceinture verte sert d'interface entre les zones urbaines et rurales, assurant la liaison entre les deux. Par conséquent, elle doit être soigneusement étudiée et définie sur la base d'une analyse approfondie de la situation actuelle. En particulier, la ville de Vinh, désormais étendue, compte déjà deux zones urbaines centrales ; il est donc important de se concentrer sur la zone de connexion entre Vinh et Cua Lo, selon le principe de « ville dans le village, village dans la ville ».
Une fois la planification achevée, il convient de concevoir et de sélectionner les essences d'arbres pour chaque espace selon le principe « choisir le bon arbre, le planter au bon endroit ». La foresterie urbaine n'est pas seulement une question de science forestière, mais aussi un art architectural lié au paysage, à la structure urbaine, aux facteurs microclimatiques, et même aux éléments culturels et spirituels.
Il est donc nécessaire de prendre en compte des facteurs tels que l'écologie végétale saisonnière et la densité de plantation afin de créer un environnement et un paysage harmonieux. De plus, il convient de veiller à l'association des espèces végétales en fonction de leur écologie, comme l'exemple des Français qui associent le milkwood et le tamarinier à Hanoï. Les scientifiques déconseillent de planter une même espèce trop densément (ce qui la rend vulnérable aux ravageurs et aux maladies), ainsi que de planter plusieurs arbres du même âge dans une même allée (afin d'éviter un remplacement massif). Par ailleurs, pour obtenir de beaux aménagements, certains arbres à fleurs, tels que le silphium perfolié ou le flamboyant, peuvent créer un fort effet isolé parmi d'autres arbres verts. En revanche, certaines espèces, comme le teck ou l'ébène noir, produisent un meilleur rendu lorsqu'elles sont plantées en rangées de 5 à 7 arbres.

Le troisième point concerne la nécessité de standardiser et d'appliquer des techniques de culture en pépinière, de plantation, d'entretien et de maintenance des arbres urbains. Le nombre excessif d'arbres urbains tombés ou cassés lors de tempêtes et de vents violents en ville montre que le respect de ces techniques n'a pas été suffisamment rigoureux. Le Vietnam en général, et la province de Nghệ An en particulier, sont fréquemment touchés par des tempêtes, des tornades et des vents violents ; il convient donc de respecter le principe « arbres de grande taille, mottes de racines importantes ». Selon les experts, seuls les arbres présentant un diamètre de tronc standard de 5 cm et une hauteur de 3 m devraient être plantés. Lors de la culture en pépinière, il est essentiel d'utiliser des mottes de racines adaptées afin de garantir un développement racinaire équilibré et de prévenir tout dommage à la racine pivotante.

De plus, il est nécessaire de planter des essences d'arbres adaptées à chaque emplacement et à son infrastructure afin de favoriser le développement racinaire. Parallèlement, il convient de veiller à la taille des trous de plantation et à l'utilisation d'engrais et de substrats de culture appropriés. Des inventaires saisonniers et annuels sont indispensables pour évaluer l'état des ravageurs et des maladies et intervenir rapidement en cas de problème, notamment pour les arbres menacés de chute. Des plans et des budgets doivent être prévus pour la taille, le contrôle de la hauteur et la mise en forme de la canopée afin de rajeunir les arbres.
Le quatrième point concerne la nécessité d'appliquer des techniques avancées à la foresterie urbaine. Il est tout d'abord indispensable de mener des essais afin de développer une gamme de variétés d'arbres urbains adaptées à la topographie, à la géographie et au climat de chaque région. Des recherches devraient être menées sur l'utilisation de filets biodégradables pour la production de plants. Parallèlement, il convient de former une équipe de techniciens maîtrisant non seulement les techniques de foresterie urbaine, mais aussi l'art architectural. L'application des technologies de l'information, notamment des SIG, à la gestion de la foresterie urbaine est cruciale.
Enfin, la socialisation de la plantation, de l'entretien et de la gestion des espaces verts et des forêts urbaines permettra de mobiliser davantage de ressources de l'ensemble de la société.
L’aménagement urbain doit intégrer des lois sur la conservation des espaces verts, des réglementations relatives aux espaces verts et aux plans d’eau, des règles d’urbanisme, des normes de conception et de plantation, ainsi que des dispositions d’entretien à long terme. Les engagements à court terme visant à planter davantage d’arbres sont insuffisants, car la réussite de la foresterie urbaine repose sur des normes élevées en matière de plantation et d’entretien, un personnel qualifié, des politiques de mise en œuvre favorables et une pleine compréhension du rôle de la foresterie urbaine, favorisant ainsi la participation active de la société civile.



