Le chômage des diplômés universitaires est en hausse.
Selon la mise à jour du marché du travail du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, numéro 15, T3/2017, le nombre de chômeurs titulaires d'un « diplôme universitaire ou supérieur » a augmenté de 53 900 par rapport au T2.
D'après ce rapport, le nombre de personnes employées a augmenté par rapport au trimestre précédent et à la même période de l'année dernière, notamment dans les secteurs de la fabrication, de la construction et des services. Cependant, l'évolution de la structure de l'emploi par secteur demeure lente.
Les salaires perçus par les salariés ont augmenté par rapport au deuxième trimestre 2017 et à la même période de l'année précédente.
Le chômage a légèrement diminué, tant en nombre qu'en taux. Cependant, le taux de chômage des personnes titulaires d'un diplôme universitaire ou supérieur a fortement augmenté par rapport au deuxième trimestre 2017.
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Plus précisément, au troisième trimestre 2017, le pays comptait 1 074 800 chômeurs en âge de travailler, soit une baisse de 6 800 personnes par rapport au deuxième trimestre 2017 et de 42 900 personnes par rapport au troisième trimestre 2016. Le taux de chômage des personnes en âge de travailler a diminué pour atteindre 2,21 %.
Au troisième trimestre 2017, on comptait 610 900 jeunes travailleurs sans emploi, soit une augmentation de 35 800 par rapport au deuxième trimestre 2017 ; toutefois, le taux de chômage a légèrement diminué pour s’établir à 7,59 %.
Cependant, le nombre de chômeurs titulaires d'un « diplôme universitaire ou supérieur » s'élevait à 237 000, soit une augmentation de 53 900 par rapport au deuxième trimestre 2017. Le taux de chômage pour ce groupe était de 4,51 % (contre 3,63 % au trimestre précédent).
Le groupe des personnes ayant un niveau d'études supérieures comptait 84 800 chômeurs, soit une augmentation de 1 900 par rapport au deuxième trimestre 2017. Le taux de chômage de ce groupe a légèrement diminué pour s'établir à 4,88 %, mais reste le plus élevé.
Le groupe de compétences « intermédiaires » compte 95 500 chômeurs, soit une augmentation de 3 100, avec un taux de chômage de 3,77 %.
Pour expliquer ce phénomène, le vice-ministre du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, Doan Mau Diep, a indiqué que les deuxième et troisième trimestres correspondent à la période où les étudiants obtiennent leur diplôme universitaire en grand nombre. Après l'obtention de leur diplôme, les jeunes diplômés ont généralement besoin de temps pour trouver un emploi ou approfondir leurs connaissances et compétences. Il est donc normal que le nombre de diplômés sans emploi augmente.
Un résumé des besoins en matière de recrutement et de recherche d'emploi, tiré du portail emploi en ligne du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales au troisième trimestre 2017, montre que :
En ce qui concerne les besoins en recrutement de main-d'œuvre : les entreprises ont publié 164 700 offres d'emploi, soit une diminution de 89 600 personnes (35,2 %) par rapport au deuxième trimestre 2017.
La demande de main-d'œuvre masculine représentait 47,4 % du total, soit une hausse de 3,8 points de pourcentage par rapport au deuxième trimestre 2017 (43,6 %). La demande des entreprises non étatiques s'élevait à 129 700 personnes (soit 78,8 % de la demande totale), en baisse de 38,1 % par rapport au deuxième trimestre 2017.
Parmi les emplois faisant l'objet d'une forte demande de recrutement, on retrouve les « emplois simples » (représentant 58,7 %, soit une hausse de 8,9 points de pourcentage par rapport au deuxième trimestre 2017) et la « fabrication de textiles et de vêtements » (représentant 18,6 %, soit une hausse de 1,4 point de pourcentage par rapport au premier trimestre 2017).
Concernant les besoins de recherche d'emploi : le nombre de personnes à la recherche d'un emploi était de 41 000, soit une augmentation de 35,0 % par rapport au deuxième trimestre 2017. Parmi celles-ci, 18 500 étaient des travailleuses (représentant 45,1 %), soit une augmentation de 4 900 (36,0 %) par rapport au deuxième trimestre 2017.
La catégorie des demandeurs d'emploi la plus représentée était celle des titulaires d'un diplôme professionnel, soit 12 000 personnes (29,4 %), ce qui représente une augmentation de 3 000. Viennent ensuite les titulaires d'un diplôme de premier cycle universitaire (21,2 %) et ceux d'un diplôme universitaire ou supérieur (18,6 %), avec des augmentations respectives de 2 300 et 2 200. Les personnes sans qualification représentaient 19,0 % des demandeurs d'emploi, soit une augmentation de 2 600 par rapport au deuxième trimestre 2017.
La profession de « comptabilité et d'audit » comptait le plus grand nombre de demandeurs d'emploi (8 900 personnes, soit 21,7 %), une augmentation de 1 800 personnes par rapport au deuxième trimestre 2017, suivie par les « emplois simples » (4 500 personnes, soit 10,9 %), une augmentation de 2 100 personnes par rapport au deuxième trimestre 2017, et la profession des « ressources humaines » (2 700 personnes, soit 6,5 %), une augmentation de 0,800 personne par rapport au deuxième trimestre 2017.
Selon VNN



