Les plaintes doivent-elles être acceptées par téléphone ?
(Baonghean.vn) - C'était l'un des sujets que de nombreux délégués ont évoqués et discutés avec enthousiasme lors de la conférence organisée par la délégation de l'Assemblée nationale de la province de Nghe An le matin du 10 avril pour recueillir des commentaires sur le projet de loi sur la dénonciation (modifié).
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| Le chef adjoint de la délégation à l'Assemblée nationale, Tran Van Mao, a présidé la réunion. Photo : My Nga |
Le projet de loi sur la protection des lanceurs d'alerte (modifié) comprend 9 chapitres et 68 articles, soit 1 chapitre et 18 articles de plus que la loi précédente. Il devrait être soumis à l'Assemblée nationale pour examen lors de sa 5e session.
Le champ d'application de la loi réglemente : le signalement et le traitement des plaintes relatives aux violations de la loi dans l'exercice des fonctions et des fonctions publiques, et aux violations de la loi sur la gestion de l'État dans divers domaines ; la protection des lanceurs d'alerte ; les responsabilités des agences et des organisations dans la gestion du traitement des plaintes (délai de prescription des plaintes ; autorité compétente pour le traitement des plaintes ; protection des lanceurs d'alerte).
De nombreux délégués ont abordé les points suivants : le contenu pertinent du projet de loi révisé sur la protection des lanceurs d’alerte, les différentes formes de dénonciation et les méthodes de protection de ces derniers.
Le député Le Anh Son, inspecteur en chef adjoint de la province, a fait valoir que la réglementation relative aux formes de plaintes devait empêcher tout abus du système visant à porter de fausses accusations susceptibles de nuire à l'honneur et à la réputation de la personne mise en cause. Cependant, cela ne signifie pas que d'autres formes de plainte, plus pratiques à l'ère du développement rapide des technologies de l'information, doivent être rejetées. Le député a souligné que, quelle que soit la forme de la plainte, l'organisme qui la reçoit doit collaborer directement avec le plaignant et garantir la confidentialité de son dossier écrit.
Partageant ce point de vue, le délégué Nguyen Dong Duc – du Comité provincial du Front de la patrie du Vietnam – a souligné que l'ajout de la possibilité de faire rapport par courriel, fax et téléphone constitue une nouvelle forme d'expression.
M. Duc a fait valoir que le signalement par courriel, fax ou téléphone n'est en réalité qu'une autre façon d'exprimer les deux formes de signalement prévues par le projet de loi : le signalement par plainte écrite et le signalement en personne. Par conséquent, quelle que soit la forme sous laquelle la plainte est formulée, il est essentiel que, lors du traitement initial de celle-ci, l'autorité compétente identifie clairement le nom et l'adresse (informations personnelles) du plaignant et que le contenu de la plainte puisse faire l'objet d'une vérification et d'une conclusion avant de décider de la recevoir et de la traiter.
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| Prioriser l'écoute et la prise en compte des suggestions et des préoccupations de la population. (Photo : Image d'archives) |
Contrairement aux avis favorables, la déléguée Phan Quy Huong du Parquet populaire provincial a exprimé des inquiétudes quant à la difficulté de recevoir et de traiter les plaintes par téléphone, en raison de problèmes de faisabilité et de faible précision.
Partageant ce point de vue, le délégué Dinh Xuan Que, président du Comité populaire du district de Nam Dan, a analysé que l'élargissement des formes de plaintes soulève des inquiétudes quant à une possible prolifération de plaintes abusives. Il a fait valoir que si les plaintes verbales, notamment les plaintes directes, peuvent être acceptées, les plaintes formulées par téléphone auprès des organismes, organisations ou personnes compétentes doivent être examinées avec soin. Bien que l'article 19, paragraphe 3, du projet de loi stipule que le destinataire est tenu de fournir des instructions concernant les plaintes formulées par téléphone, même avec ces instructions, la fiabilité de ces plaintes reste faible. Par conséquent, il convient de se concentrer en priorité sur le traitement efficace des plaintes écrites et des plaintes directes.
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| Une médiation efficace permet de réduire les plaintes et les dénonciations. (Photo : Image d'archives) |
Lors de la conférence, concernant la coordination entre les personnes chargées du traitement des plaintes et les agences et organisations compétentes en matière de protection des lanceurs d'alerte, les délégués ont déclaré que le projet devrait stipuler que la responsabilité première de la protection des lanceurs d'alerte incombe en premier lieu à la personne chargée du traitement de la plainte, suivie de celle des agences de coordination.
Les délégués ont également approuvé le projet de loi qui ne prévoit pas de délai de prescription pour les plaintes, considérant que l'objectif d'une plainte est d'informer l'autorité compétente d'une violation de la loi, aidant ainsi l'État à prévenir, dissuader et traiter rapidement ces violations. Dès lors, il est impossible d'obliger chaque personne à vérifier si le délai de prescription est expiré avant d'exercer son droit de porter plainte.
Concernant la protection des lanceurs d’alerte, certains délégués ont suggéré que, outre la protection prévue par la Constitution et les lois, dans certains cas particuliers, des mesures plus proactives devraient être prises pour protéger les droits des lanceurs d’alerte, de leurs proches et des témoins.
À l'issue de la conférence, au nom de la délégation provinciale à l'Assemblée nationale, le camarade Tran Van Mao a remercié les délégués pour leurs contributions et suggestions. Ces dernières seront compilées par la délégation provinciale et soumises prochainement au Comité permanent de l'Assemblée nationale pour examen, amendement et approbation.
L'article 18 du projet de loi sur les formes de dénonciation stipule : Les dénonciations peuvent être faites par écrit ou oralement ; les dénonciations écrites comprennent les copies papier, les télécopies et les courriels ; les dénonciations orales comprennent : la présentation directe de la dénonciation oralement par le dénonciateur à l'agence, à l'organisation ou à la personne compétente ; et les dénonciations faites par téléphone à l'agence, à l'organisation ou à la personne compétente.
Le projet de loi renforce également la réglementation relative à la réception des plaintes. Il stipule notamment les conditions de réception des plaintes selon leur forme ; il définit l’obligation pour les organismes, organisations et personnes physiques compétents de publier leurs coordonnées (adresse postale, adresse électronique, numéro de téléphone et numéro de télécopie) afin que les plaignants puissent adresser leurs plaintes à la bonne adresse (article 19) ; et il définit l’obligation pour les organismes compétents de vérifier les conditions de réception des plaintes avant de décider de les accepter ou non (article 20).





