Concernant la version thaïlandaise, les gens attendent avec impatience des nouvelles sur les rituels d'invocation des esprits.
(Baonghean.vn) - La coutume de « faire appel à l'esprit » est une particularité culturelle et religieuse unique, témoignant de la croyance de la communauté ethnique thaïe dans le monde spirituel. Cette coutume est encore pratiquée par les Thaïs de la province de Nghệ An, dans l'ouest du pays.
Regardez la vidéo du rituel :
Nous nous sommes rendus au domicile de M. Vi Van Dong, dans le village de Diem, commune de Chau Khe (district de Con Cuong), le jour même où sa famille célébrait les funérailles de sa mère, Mme Vi Thi Lan (70 ans). Dans la pièce principale de la maison sur pilotis, des offrandes étaient disposées : riz gluant, poulet, porc et vin. Le chaman, entouré de ses enfants, petits-enfants et proches, officiait la cérémonie.
M. Dong a indiqué que Mme Lan avait été fréquemment malade ces derniers temps et avait dû être hospitalisée pendant près de deux semaines. Sortie de l'hôpital il y a quelques jours, sa famille a décidé d'organiser une cérémonie commémorative pour la réconforter et l'aider à reprendre des forces afin qu'elle puisse vivre heureuse et en bonne santé auprès de ses enfants et petits-enfants. C'est pourquoi, aujourd'hui, ses enfants, petits-enfants et proches, venus de près ou de loin, se sont réunis pour assister à cette cérémonie.
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| La cérémonie d'invocation des esprits se conclut par le rituel consistant à nouer des fils autour des poignets. Photo : Cong Kien |
Il s'agit essentiellement d'une cérémonie festive où le chaman, ses descendants et ses proches prient pour la prospérité. C'est pourquoi les participants apportent généralement des présents tels que des poulets, du riz gluant, des gâteaux ou une petite somme d'argent. Après la cérémonie, tous se réunissent autour d'un repas, levant leurs verres en signe de célébration et apportant de la joie à la famille hôte.
Le rituel s'achève par le nouage de fils autour du poignet. Ces fils noirs, noués au poignet de Mme Lan par ses descendants, symbolisent leur souhait que son âme demeure étroitement liée à son corps, l'empêchant de s'égarer et la préservant ainsi de la maladie.
Selon le chaman Vi Van Duyen, comme de nombreux autres groupes ethniques, les Thaïlandais croient que l'existence humaine se compose de deux parties étroitement liées : le corps physique et l'âme (l'esprit). Il arrive parfois, pour une raison ou une autre, que l'âme se sépare du corps ; un rituel est alors accompli pour la faire revenir. C'est pourquoi, durant ce rituel, il est essentiel de placer le vêtement (symbolisant l'âme) près du plateau d'offrandes afin que l'âme puisse retrouver son chemin.
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| Les petits-enfants de Mme Lan ont noué des fils noirs autour de son poignet, lui souhaitant une bonne santé et un bonheur éternel auprès des siens. Photo : Cong Kien |
Les Thaïlandais organisent souvent des cérémonies pour invoquer l'esprit d'un nouveau-né ou d'un défunt. Des cérémonies sont également célébrées lors du mariage d'une fille, du retour d'une personne absente, après un accident, une maladie ou un accouchement. Ces cérémonies ont pour but de rappeler l'esprit errant, qu'il se trouve au bord d'une rivière, d'un ruisseau, au cœur d'une forêt ou ailleurs, afin qu'il retrouve son corps.
Pour les personnes en fin de vie, lorsque leur âme s'apprête à quitter définitivement leur corps, les familles organisent une cérémonie afin que l'âme ne se perde pas et puisse rejoindre ses ancêtres dans l'autre monde. C'est une façon pour les descendants de témoigner leur piété filiale envers leurs parents et grands-parents, et pour le village de faire ses adieux à un être cher, permettant ainsi à son âme de partir paisiblement.
Concernant la coutume de « faire l'âme » chez les Thaïlandais, M. Lo Xuan Hoc, vice-président du Comité populaire de la commune de Chau Khe, a déclaré : « Cette coutume permet aux familles, aux frères et sœurs et aux proches d'encourager et de réconforter la personne honorée, de l'aider à surmonter les épreuves de la vie et de témoigner de la solidarité au sein de la communauté. C'est aussi un moyen de renforcer les liens familiaux et les relations entre les villageois. »
Cong Kien




