Quelles sont les sanctions encourues en cas d'insoumission au service militaire ?
(Baonghean.vn) – M. Nguyen Van Hoi, habitant du district de Que Phong, s'interroge sur les sanctions encourues en cas d'insoumission au service militaire. Sera-t-il poursuivi en justice ?
Répondre:
L'évasion du service militaire est l'acte par lequel des citoyens qui sont tenus de s'enrôler dans l'armée lorsqu'ils atteignent l'âge du service militaire, qui ont été convoqués à un examen de service militaire, mais qui ne s'y conforment pas, ne participent pas ou quittent leur localité...
Conformément à l’article 1, paragraphe 7, du décret 37/2022/ND-CP, les personnes qui enfreignent la réglementation relative à l’enrôlement militaire seront passibles des sanctions administratives suivantes :
- Ne pas se présenter à l'heure ou au lieu désigné pour la conscription sans motif valable : une amende de 30 à 40 millions de VND.
- Toute tromperie visant à se soustraire au service militaire après avoir réussi l'examen médical et rempli les conditions d'admissibilité est passible d'une amende de 40 à 50 millions de VND.
- Non-respect de l'ordre de conscription (sauf dans les cas mentionnés ci-dessus) : La pénalité est de 50 à 75 millions de VND.
Par conséquent, les citoyens qui se soustraient au service militaire peuvent se voir infliger des sanctions administratives allant jusqu'à 75 millions de VND.
En plus d'être condamnés à une amende, ceux qui commettent l'un des actes susmentionnés doivent également se soumettre à des mesures correctives, à savoir l'obligation de se conformer à l'ordre de conscription.
Outre les sanctions administratives, ceux qui se soustraient au service militaire peuvent également faire l'objet de poursuites pénales pour le délit de désobéissance au service militaire.
Plus précisément, selon l'article 332 du Code pénal n° 100/2015/QH13, quiconque ne se conforme pas à l'enregistrement au service militaire, aux ordres de conscription ou aux ordres d'entraînement, et qui a été sanctionné administrativement pour cet acte ou qui a été reconnu coupable de ce crime et dont le casier judiciaire n'a pas été effacé, et qui commet à nouveau cette violation, est puni de : mesures correctionnelles non privatives de liberté d'une durée maximale de 2 ans ; ou d'une peine d'emprisonnement de 3 mois à 2 ans.
Plus précisément, en cas de circonstances aggravantes telles que : automutilation ou atteinte à la santé ; commission du crime en temps de guerre ou incitation d'autrui à commettre le crime, la peine d'emprisonnement sera de 1 à 5 ans.
Conformément à l'article 4, paragraphe 1, de la circulaire 07/2023/TT-BQPLe règlement stipule qu'un motif légitime est l'un des suivants :
- Les personnes tenues de subir un examen médical ou un bilan de santé pour le service militaire... tombent malades ou tombent malades en cours de route, ont un accident ou nécessitent une hospitalisation ou d'autres soins médicaux.
- Les proches des militaires gravement malades ou victimes d'accidents graves et qui reçoivent des soins dans des établissements médicaux.
Les proches d'un militaire décédé n'ont pas encore organisé de funérailles.
Dans les deux cas mentionnés ci-dessus, les proches de ces personnes peuvent inclure : les parents biologiques ; les beaux-parents ; les parents adoptifs ; les tuteurs légaux ; le conjoint ; les enfants biologiques ; les enfants légalement adoptés.
- Le domicile d'un conscrit ou le domicile d'un membre de la famille d'un conscrit... est situé dans une zone gravement touchée par des catastrophes naturelles, des épidémies ou des incendies.
- Une personne effectuant son service militaire ne reçoit pas de convocation pour un examen médical militaire ou un contrôle sanitaire, ou bien l'organisme responsable ou les actions de tiers causent des difficultés ou des obstacles, comme par exemple l'absence de précision de la date et du lieu de la convocation...


